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Dans l’attente du résultat officiel et définitif de la présidentielle du 12 octobre dernier par le Conseil Constitutionnel, le climat dans certaines ville du Cameroun est plutôt tendu et départagé. Le Président de la République du Cameroun sera connu ce lundi 27 octobre mais avant, les tensions sont bien réelles  et seraient nées d’une part de l’auto proclamation de Issa Tchiroma Bakary du FSNC vainqueur du scrutin avec comme argument le décompte des procès-verbaux qu’il dit détenir. De l’autre côté le rapport final de la commission nationale de recensement général des votes donnerait vainqueur le président sortant Paul Biya du RDPC. Entre désinformation, revendication, discours de haine et manipulation, le gouvernement demande à la presse de rester professionnelle, d’où la conférence de presse tenue vendredi le 25 octobre par René Emmanuel Sadi, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement.

photo: le Ministre de la communication René Emmanuel SADI / source: Cameroun Diplomatie News

Même s’il est vrai, qu’une partie de la population revendiquerait la victoire de l’opposant Issa Tchiroma Bakary et une autre la victoire de Paul Biya président sortant, le gouvernement a officiellement donné sa position via son porte-parole, celle d’attendre la décision finale du conseil constitutionnel et de taire ces revendications plus ou moins violentes susceptibles de déstabiliser la stabilité du pays. « Voilà que des revendications hâtives fusent de part et d’autres jetant le discrédit sur les institutions chargées de conduire l’ensemble du processus… dans un tel contexte alimenté par une désinformation plutôt malvenue le risque d’incitation à des revendications non fondées, pourront déboucher sur les situations insurrectionnelles préjudiciables à la paix et à la cohésion sociale ».

Alors que les réseaux sociaux et médias traditionnels en cette période de tension  informent ou déforment, le  gouvernement a jugé nécessaire d’attirer l’attention des professionnelles des médias, pour leur rappeler qu’ils n’ont pas besoin de prendre parti encore moins de manipuler l’opinion publique mais de jouer le rôle primordiale qui incombe la presse en de pareille circonstances. « Les médias constituent dans toute société démocratique les relais structurants de l’opinion publique et rempart de protection des valeurs fondamentales de la République, ainsi ils doivent dans le strict respect de l’éthique et déontologie qui gouverne leur métier se situer en toute responsabilité, en toute citoyenneté dans le sens de la construction du bien collectif et de la cohésion sociale ».

le ministre René Emmanuel Sadi soutient que : « agir de la sorte n’est ni une dilution, ni un délit, bien au contraire, il s’agit de mettre cette vérité au service de la promotion et de la consolidation des valeurs vitales de la société toute entière… au lieu de jeter l’huile sur le feu et d’attiser les flammes que certains veulent absolument allumer pour provoquer l’embrasement générale, votre rôle doit être celui de l’extincteur, celui de l’apaisement, celui de la promotion de la paix et de la démocratie dans notre pays. S’agissant du cas particulier des réseaux sociaux, le ministre de la communication demande de tenir compte du « double impératif de responsabilité et du stricte respect des lois et règlements en vigueur».

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