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L’Afrique bénéficie d’appuis multiformes de la Francophonie et la mise en vitrine de ses intérêts  sur la scène internationale. Simultanément, le continent promeut la langue française et le soft power de la France. C’est ce qu’on peut retenir de la conférence portant sur « la diplomatie multilatérale africaine au sein de l’Organisation Internationale de la francophonie OIF », organisée le 05 mars 2026 à Yaoundé (Soa) par le Centre Internationale de Formation Appliquée en Démocratie, Développement, Ethique et Gouvernance (CIFADDEG). C’était à l’occasion de l’acte 1 de l’année académique 2025-2026, des conférences académiques baptisées « les cafés diplomatiques du CIFADDEG ». Un café-diplo qui a connu entre autres la présence du Diplomate Joël NGUEKAM, représentant national de l’OIF, le PCA du groupe universitaire IPAD-CIFADDEG-ISPM ;  un parterre d’auditeurs issus d’environ 20 pays d’Afrique ainsi que la presse nationale et internationale.

En prélude à la journée internationale de la francophonie le 20 mars 2026 et dans le cadre de cadre des activités marquants la semaine nationale de la francophonie initiée par le Ministère (camerounais) des Relations Extérieures (Minrex)), Le groupe universitaire IPAD-CIFADDEG-ISMP a initié cette rencontre scientifique dans un contexte marquée par la crise mondiale du multilatéralisme. ce café-diplo avait pour but d’inciter les auditeurs à savoir porter haut la voix de l’Afrique sur la scène internationale, à réfléchir sur les enjeux internationaux et diplomatiques contemporains.

La Francophonie soutient activement l’Afrique

Le paneliste Joël NGUEKAM, Ministre plénipotentiaire et Directeur de la Francophonie au Minrex, dans son exposé a fait étalage des interactions entre l’OIF et les institutions africaines, notamment l’Union Africaine. «  La francophonie accompagne l’UA dans le renforcement des capacités des agents et contribue à porter les intérêts africains dans un espace plus large » souligne le Diplomate. C’est pourquoi il a encouragé les jeunes africains à se former dans le domaine des Relations Internationales afin de peser dans la prise des grandes décisions mondiales. Notons aussi que, la Francophonie profite aux locuteurs du français comme langue commune. Le français selon certaines sources (en 2022) étant la troisième langue d’affaires dans le monde après l’anglais et le mandarin, c’est donc un atout majeur, un cadre de coopération multilatérale entre 88 Etats et Gouvernements favorisant les échanges commerciaux, la communication et le dialogue des cultures. En plus, l’OIF soutient activement les industries culturelles et créatives (ICC) en Afrique et finance la production, la structuration des filières cinéma, livre, spectacle vivant. Nous avons l’exemple du Fonds Image de la Francophonie qui depuis plus de 30 ans finance les créations audiovisuelles et cinématographique. Des actions qui visent à transformer le potentiel créatif africain  en un véritable moteur économique sans oublier le volet éducation et formations professionnelles avec l’octroi des bourses d’études via le réseau des écoles de l’Agence Universitaire de la Francophonie AUF.

L’Afrique, un acteur de poids pour la Francophonie et le soft power français

L’Afrique est un acteur majeur dans la Francophonie. L’OIF c’est plus de 300 millions de locuteurs repartis sur les 5 continents avec 88 Etats membres (54 Etats et gouvernements de plein droit ,7 membres associes, 27 observateurs). Sur ces 54 Etats et gouvernements de plein droit,  l’Afrique seule compte presque la moitié, faisant du continent le cœur démographique de la francophonie, en plus de ses contributions financières volontaires ou obligatoires au sein de l’Organisation. L’OIF a plusieurs missions importantes dont la principale est de promouvoir la langue française, la diversité culturelle et linguistique. La Francophonie est  une politique étrangère de la France qui « apporte un appui précieux pour le maintien du français comme langue internationale » souligne France diplomatie,  le site officiel du  Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Cette Organisation Internationale  profite donc à la France en termes de soft power, c’est « un instrument de politique au service de la France qui profite du poids des pays membres pour rayonner à l’extérieur » pour citer un quotidien burkinabé, repris par les chercheurs Justin Massie et David Morin dans une revue d’études internationales publiée en 2011.

Réactions des auditeurs

Issus de 18 pays, les centaines d’Auditeurs présents à cette conférence ont salué l’échange magistral qui leur a permis de comprendre un pan du fonctionnement de l’Afrique dans le multilatéralisme. Sambieni Cyriaque, auditeur CIFADDEG spécialité Management des projets internationaux dit que cette conférence permet de : « réveiller la jeunesse afin de montrer en quoi la participation de l’Afrique au sein des OING est importante et représentative… le droit internationale sera toujours une réalité et le multilatéralisme aura toujours sa place malgré les tensions actuelles dans le monde ». Un avis largement partagé par ses camarades des autres spécialités dont les camerounais Mahound Tecky et Moumbain Cédric, le tchadien Mahamat Ibrahim Annour, le beninois Amoussou Orasse et le togolais Dandjesso Kokou Jonas.

Le CIFADDEG

Le Centre Internationale de Formation Appliquée en Démocratie, Développement, Ethique et Gouvernance (CIFADDEG) est le quatrième établissement-membre de l’Université Multinationale d’Ambam UMA, acteur majeur du processus d’intégration régional, basé à Abam-Cameroun dans la zone des trois frontières Cameroun-Guinée équatoriale-Gabon. L’UMA entend promouvoir la coopération transfrontalière universitaire, c’est ce qui justifie l’implantation de 4 établissements membres dont : l’Institut Panafricain d’Administration et de Décentralisation IPAD à Ambam  et le CIFADDEG à Yaoundé ;  l’Ecole Supérieure de Commerce et de Management ESCOMA à Ebibeyin en Guinée  et enfin l’Ecole Supérieure des Sciences Appliquées et de Pharmacie ESMAP à Bitam au Gabon.

Pour l’année académique 2025-2026. Le CIFADDEG a lancé sur concours un programme de formation professionnelle (adapté aux besoins des Organisations Internationales) de 1300 ressortissants des Etats membres de l’UA « concours CIFADDEG AFOPRA-OI 2025 2026 », c’est ce qui explique la présence des auditeurs issus de 18 pays membres de l’UA.

Syntyche PANCHA

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